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Meta devant la justice : Zuckerberg s’explique sur le rachat d’Instagram

par Lucas Jessica
2 minutes lire

Mark Zuckerberg justifie les acquisitions d’Instagram et de WhatsApp face à la justice américaine

Washington – Le PDG de Meta, Mark Zuckerberg, a défendu mardi devant un tribunal fédéral les acquisitions d’Instagram et de WhatsApp, alors que son entreprise fait face à une procédure antitrust historique lancée par la Commission fédérale du commerce (FTC).

Au deuxième jour de son témoignage, M. Zuckerberg a été interrogé sur les motivations ayant conduit Meta à racheter ces plateformes plutôt que de développer des services concurrents. « Je suis sûr que nous aurions pu créer une application », a-t-il déclaré. « Quant à savoir si cela aurait réussi ou non, je pense que c’est une question de spéculation. »

La FTC cherche à démontrer que Meta a abusé de sa position dominante en rachetant de jeunes concurrents prometteurs afin de limiter la concurrence. À l’appui de ses arguments, l’autorité américaine a présenté un e-mail de 2012 dans lequel M. Zuckerberg affirmait à Sheryl Sandberg, alors directrice de l’exploitation de Facebook, qu’Instagram grandissait « tellement plus vite que nous que nous avons dû les acheter pour 1 milliard de dollars ».

Le même courriel évoquait les difficultés de Messenger à rivaliser avec WhatsApp, application que Meta a finalement acquise en 2014. « Créer une nouvelle application est difficile », a reconnu M. Zuckerberg, soulignant que de nombreuses initiatives internes n’avaient pas connu le succès escompté.

Lors de l’audience, un autre e-mail datant de 2018 a également été évoqué. Dans ce message, le dirigeant évoquait la possibilité que Meta soit contrainte à se séparer d’Instagram et de WhatsApp en raison de la pression croissante des régulateurs. « Il existe une probabilité non négligeable que nous soyons obligés de céder Instagram et peut-être WhatsApp dans les 5 à 10 prochaines années », y écrivait-il.

La FTC soutient que l’écosystème numérique aurait pu évoluer différemment si Instagram avait poursuivi son développement en tant qu’entreprise indépendante. Une hypothèse difficile à prouver, selon certains experts juridiques. « Cela pourrait constituer une vulnérabilité pour la FTC », estime William Kovacic, professeur de droit à l’université George Washington.

Meta, de son côté, rejette les accusations de monopole et affirme que le marché des réseaux sociaux reste hautement compétitif, citant des plateformes comme TikTok, X (anciennement Twitter) ou encore YouTube.

Le procès, présidé par le juge James Boasberg, devrait s’étendre sur plusieurs semaines. D’autres figures clés sont attendues à la barre, notamment Sheryl Sandberg et Kevin Systrom, cofondateur d’Instagram. En cas de décision favorable à la FTC, une deuxième phase judiciaire devra déterminer les mesures à mettre en œuvre, dont un éventuel démantèlement de Meta.


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