Un vote quasi-unanime dans un climat de tensions institutionnelles et de critiques internes
La Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) a reconduit, le 29 novembre 2025 à Mbankomo, Samuel Eto’o à sa présidence pour un second mandat de quatre ans. Sans véritable challenger, l’ancien capitaine des Lions Indomptables a obtenu une victoire écrasante, récoltant 85 voix sur les 87 suffrages exprimés. Une réélection qui, si elle confirme son influence intacte au sein du football camerounais, s’inscrit néanmoins dans un contexte marqué par des contestations internes et des frictions persistantes avec les autorités étatiques.
L’Assemblée générale élective, supervisée par des observateurs de la FIFA et de la CAF, a officiellement validé la candidature unique d’Eto’o. L’absence d’adversaire a toutefois alimenté les critiques de plusieurs acteurs du football national, dont certains dénoncent un « verrouillage du système » empêchant l’émergence d’une véritable alternance. Ces accusations, portées notamment par l’opposant Stéphane Edzigui, nourrissent un débat sur la nature démocratique du processus électoral au sein de l’instance.
La reconduction d’Eto’o intervient également après des mois de bras de fer avec le ministère des Sports, qui avait tenté de suspendre le processus électoral en invoquant des irrégularités. Ce conflit institutionnel, loin d’être anecdotique, illustre les tensions chroniques entre l’État et la fédération, deux acteurs qui peinent souvent à trouver un terrain d’entente sur la gouvernance du football national.
Malgré ces critiques, Samuel Eto’o aborde ce second mandat avec l’ambition de poursuivre ses réformes, notamment la professionnalisation des clubs, la modernisation des infrastructures et la refonte des compétitions locales. Mais pour rallier les sceptiques, il devra également restaurer un climat de confiance et d’inclusion, alors que plusieurs clubs et dirigeants se disent marginalisés dans la prise de décision.
Avec cette réélection, l’ancien Ballon d’Or africain continue d’incarner un leadership fort, parfois controversé, mais toujours central dans l’écosystème du football camerounais. Reste à savoir si ce nouveau mandat parviendra à concilier stabilité, transparence et apaisement — des enjeux qui définiront sans doute l’avenir du sport roi au Cameroun.
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