Reçu ce matin à l’Élysée, Sébastien Lecornu a remis sa démission à Emmanuel Macron, qui l’a acceptée. La nouvelle équipe annoncée dimanche soir était critiquée de toutes parts
Politique
Le Brésil réforme l’impôt sur le revenu : allégement pour les classes moyennes, hausse pour les plus riches
Sous-titre : Une réforme fiscale historique adoptée à l’unanimité vise à réduire les inégalités tout en préservant les finances publiques.
Le Brésil vient de franchir une étape majeure dans sa politique fiscale. La chambre basse du Parlement a adopté à l’unanimité une réforme qui supprime l’impôt sur le revenu pour les classes moyennes tout en augmentant la fiscalité des plus riches. Une décision qui marque un tournant dans le pays, soutenue aussi bien par le gouvernement du président Luiz Inácio Lula da Silva que par l’opposition, menée par l’ancien président Jair Bolsonaro.
Allégement pour les classes moyennes
À partir de 2026, les Brésiliens percevant moins de 5 000 réaux par mois (environ 800 euros) seront exonérés de l’impôt sur le revenu, contre un seuil de 3 000 réaux auparavant. Cette mesure devrait bénéficier à environ 16 millions de personnes, renforçant le pouvoir d’achat des foyers de la classe moyenne et contribuant à stimuler la consommation intérieure.
Hausse pour les plus riches
Pour compenser cette perte de recettes fiscales, le gouvernement prévoit d’augmenter progressivement l’imposition des contribuables les plus aisés. Les personnes gagnant plus de 50 000 réaux par mois (environ 8 000 euros) verront leur taux d’imposition passer de 2,5 % à 10 %. Cette mesure concerne environ 140 000 contribuables, ciblant les revenus les plus élevés pour financer l’allègement fiscal des classes moyennes.
Prochaines étapes
Le texte adopté par la chambre basse doit encore être validé par le Sénat. Si la réforme est entièrement mise en œuvre, elle constituera l’une des plus importantes réformes fiscales du pays, visant à réduire les inégalités tout en maintenant l’équilibre budgétaire.
Cette réforme illustre la volonté du gouvernement brésilien de créer un système fiscal plus équitable, tout en renforçant le rôle de l’État dans la redistribution des richesses.
Chine : l’ancien ministre de l’Agriculture condamné à mort pour corruption
Chine : l’ancien ministre de l’Agriculture condamné à mort pour corruption
Tang Renjian écope d’une peine capitale avec sursis dans le cadre de la vaste campagne anticorruption du pays
Le 28 septembre 2025, Tang Renjian, ancien ministre chinois de l’Agriculture, a été condamné à mort par un tribunal populaire de Changchun, dans la province du Jilin, pour corruption. Sa peine est assortie d’un sursis de deux ans, pratique courante en Chine permettant de transformer la sentence en emprisonnement si le condamné ne commet pas de nouvelles infractions durant cette période.
Selon le tribunal, Tang Renjian aurait accepté des pots-de-vin en espèces et en biens pour un montant total dépassant 268 millions de yuans (environ 30 millions de francs suisses) entre 2007 et 2024. Ces actes auraient causé des pertes graves aux intérêts de l’État et du peuple, justifiant la peine capitale. L’accusé a reconnu les faits et exprimé des remords, ce qui a été pris en compte dans la décision judiciaire.
Cette condamnation s’inscrit dans la vaste campagne anticorruption lancée par le président Xi Jinping visant à éradiquer la corruption au sein du Parti communiste chinois. Plusieurs autres personnalités de haut rang, comme les anciens ministres de la Défense Li Shangfu et Wei Fenghe, ont été démis de leurs fonctions et font l’objet d’enquêtes similaires.
Avant de devenir ministre de l’Agriculture entre 2020 et 2024, Tang Renjian avait occupé des postes importants, notamment gouverneur de la province du Gansu et vice-président de la région autonome du Guangxi. Cette affaire illustre la détermination des autorités chinoises à lutter contre la corruption tout en soulevant des interrogations sur l’équilibre entre répression judiciaire et droits individuels.
Source : Le Figaro – Chine : l’ancien ministre de l’Agriculture condamné à mort pour corruption
Le retrait du maire sortant ouvre la voie à Zohran Mamdani, figure progressiste, tandis qu’Andrew Cuomo reste en embuscade
Le maire de New York, Éric Adams, a annoncé son retrait de la campagne pour sa réélection à la mairie. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, l’édile démocrate a déclaré qu’il ne poursuivrait pas la course, sans préciser quels seraient ses projets futurs.
Cette décision bouleverse le paysage politique new-yorkais. Adams, déjà en difficulté face à une campagne de financement moins performante que ses rivaux, laisse désormais le champ libre à deux candidats majeurs : Zohran Mamdani, élu d’origine progressiste et proche du courant démocrate socialiste, ainsi qu’Andrew Cuomo, ancien gouverneur de l’État.
Mamdani, qui gagne rapidement du terrain, défend un programme audacieux : gratuité des bus, création d’épiceries municipales et gel des loyers pour les logements stabilisés. Des propositions qui séduisent une partie de l’électorat populaire, mais inquiètent les milieux économiques et certains responsables fédéraux, qui craignent une dérive budgétaire.
Pour ses partisans, le départ d’Adams marque un tournant historique, offrant une chance de transformer en profondeur la politique municipale. Mais la route reste semée d’embûches, entre critiques sur la viabilité financière des réformes et la possible montée en puissance d’Andrew Cuomo.
Source : Fox News – Lire l’article original
Washington dénonce des propos « incendiaires » tenus lors d’une manifestation pro-palestinienne à New York
Les relations entre Washington et Bogota connaissent un nouveau coup de froid. Le département d’État américain a annoncé, vendredi 27 septembre, la révocation du visa du président colombien Gustavo Petro. En cause : un discours jugé « téméraire et incendiaire » lors d’une manifestation pro-palestinienne organisée en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York.
Devant ses partisans, le chef de l’État colombien avait exhorté les soldats américains à désobéir à leurs ordres et plaidé pour la création d’une « armée mondiale de sauvetage » capable de « libérer la Palestine », qu’il a présentée comme devant être « plus forte que les États-Unis ».
La décision américaine a été immédiatement dénoncée par le gouvernement colombien, qui y voit une atteinte à la souveraineté nationale. Le ministre de l’Intérieur a accusé « l’empire » d’avoir ciblé Petro en raison de ses prises de position internationales.
En route vers Bogota lorsque l’annonce a été faite, le président Petro a rappelé qu’il dispose également de la nationalité italienne, un statut qui, selon lui, pourrait lui permettre de continuer à entrer sur le territoire américain sans visa.
Cette affaire survient dans un climat de tensions croissantes entre les États-Unis et la Colombie depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, et risque de marquer un tournant dans les relations bilatérales.
Nicolas Sarkozy condamné à 5 ans de prison avec mandat de dépôt pour association de malfaiteurs
Le 25 septembre 2025, Nicolas Sarkozy a été reconnu coupable d’association de malfaiteurs par le tribunal correctionnel de Paris, qui a considéré qu’il avait tenu un rôle actif dans la mise en place d’un dispositif de financement de sa campagne électorale de 2007 par les dirigeants libyens. Comme on pouvait s’y attendre, cette décision a immédiatement suscité l’ire d’une large partie de la classe politique.
Que l’on conteste la décision en soutenant qu’elle est injuste et infondée, cela est parfaitement légitime dans une société démocratique, à commencer pour les principaux intéressés, dont c’est le droit le plus strict – comme, d’ailleurs, de faire appel du jugement. Mais, dans le sillage de la décision rendue dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national, cette condamnation est aussi l’occasion, pour une large fraction des classes dirigeantes, de relancer le procès du supposé « gouvernement des juges ».
Certes, la condamnation peut paraître particulièrement sévère : 100 000 euros d’amende, cinq ans d’inéligibilité et surtout, cinq ans d’emprisonnement avec un mandat de dépôt différé qui, assorti de l’exécution provisoire, oblige le condamné à commencer d’exécuter sa peine de prison même s’il fait appel.
Toutefois, si on les met en regard des faits pour lesquels l’ancien chef de l’État a été condamné, ces peines n’apparaissent pas disproportionnées. Les faits sont d’une indéniable gravité : organiser le financement occulte d’une campagne électorale avec des fonds provenant d’un régime corrompu et autoritaire, la Libye, (dont la responsabilité dans un attentat contre un avion ayant tué plus de 50 ressortissants français a été reconnue par la justice), en contrepartie d’une intervention pour favoriser son retour sur la scène internationale…
Trump qualifie le changement climatique de « plus grande arnaque » lors de l’ONU
Trump qualifie le changement climatique de « plus grande arnaque » lors de l’ONU
Le président américain critique les efforts mondiaux pour réduire les émissions et défend les énergies fossiles
Lors de son discours à l’Assemblée générale de l’ONU le 23 septembre 2025, Donald Trump a affirmé que le changement climatique était « la plus grande arnaque jamais menée contre le monde ». Reprenant ses anciennes positions climatosceptiques, il a remis en question les prédictions alarmistes des années 1990 et dénoncé l’empreinte carbone comme une « supercherie inventée par des gens aux intentions malveillantes ».
Le président américain a également critiqué les politiques de réduction des émissions menées par l’Union européenne, les qualifiant de nuisibles pour leurs économies. Il a souligné la stratégie énergétique des États-Unis, axée sur le pétrole, le gaz, le charbon et le nucléaire, tout en rejetant les énergies renouvelables, affirmant que le pays dispose de vastes réserves de combustibles fossiles.
Ces déclarations s’inscrivent dans la continuité de la politique environnementale de Donald Trump, marquée par le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat en janvier 2025, après un premier retrait en 2017.
Cette position contraste fortement avec celle du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, qui plaide pour une transition énergétique mondiale vers les énergies renouvelables. Selon lui, les investissements dans les énergies propres ont atteint 2 000 milliards de dollars l’an dernier, largement supérieurs à ceux consacrés aux énergies fossiles, et un sommet climatique sera organisé pour inciter les nations à prendre de nouveaux engagements.
Conor McGregor se lance dans la course à la présidence irlandaise
L’ex-champion de l’UFC veut incarner une alternative « populiste », mais ses chances de figurer sur le bulletin de vote restent minimes
L’annonce a surpris autant qu’elle a fait sourire. Conor McGregor, star mondiale du MMA et personnalité controversée, a officiellement déclaré sa candidature à la présidence de l’Irlande pour l’élection prévue en novembre 2025. S’il a promis une campagne « pour un vrai changement », son projet politique semble déjà confronté à de lourds obstacles.
Le combattant dublinois, 37 ans, a bâti son discours sur une opposition farouche au Pacte européen sur la migration et l’asile, réclamant l’organisation d’un référendum national. Positionné comme un candidat « anti-système », il entend se présenter comme la voix d’un peuple en colère.
Mais le chemin vers Áras an Uachtaráin, la résidence présidentielle, paraît semé d’embûches. En vertu de la Constitution irlandaise, tout candidat doit être parrainé soit par 20 membres de l’Oireachtas (Parlement), soit par quatre autorités locales. Or, les partis traditionnels se sont déjà montrés hostiles à l’idée de lui accorder un tel soutien.
Selon les sondages disponibles, l’adhésion populaire reste marginale : moins de 10 % des électeurs se disent prêts à voter pour lui. Des chiffres qui, combinés aux difficultés institutionnelles, laissent penser que McGregor aura bien du mal à concrétiser son ambition politique.
Reste que cette candidature inattendue propulse, une fois de plus, l’ancien champion au centre du débat public, confirmant son habileté à capter l’attention — sur le ring comme dans l’arène politique.
