Roumanie: le maire pro-européen de Bucarest Nicusor Dan a remporté le second tour de l’élection présidentielle ce dimanche, selon des résultats quasi définitifs, dans un retournement de situation spectaculaire, comparé au premier tour.
Politique
Bruno Retailleau est désormais le numéro 1 des LR après sa victoire contre Laurent Wauquiez ce dimanche. Totalement méconnu du grand public l’été dernier, le ministre de l’Intérieur a capitalisé sur son passage place Beauvau et peut regarder vers la prochaine élection présidentielle.
Emmanuel Macron n’exclut pas une candidature à la présidentielle de 2032
Paris, le 14 mai 2025 – Interrogé ce mardi lors d’un entretien accordé à un média européen, Emmanuel Macron a laissé entendre qu’il n’excluait pas un retour sur la scène présidentielle en 2032, à l’issue de l’actuel mandat de son successeur. Une déclaration qui relance les spéculations sur l’avenir politique de l’ancien chef de l’État, encore âgé de seulement 47 ans.
« Je ne me ferme aucune porte. L’avenir est toujours ouvert, surtout lorsqu’on a encore l’énergie, les idées et le désir de servir », a confié l’ancien président, sans pour autant annoncer formellement une intention de candidature.
Après deux quinquennats consécutifs (2017-2027), Emmanuel Macron est constitutionnellement empêché de briguer un troisième mandat immédiatement. Toutefois, aucune loi ne l’empêche de revenir dans la course après une interruption. La perspective de 2032, soit cinq ans après la fin de son second mandat, pourrait donc offrir une opportunité.
Un signal pour son camp politique
Cette sortie, soigneusement calibrée, semble également destinée à rassurer ses soutiens politiques, alors que le paysage centriste peine à se recomposer en vue des échéances de 2027. « Il reste la figure centrale de notre famille politique », commente un député Renaissance. « Sa parole compte encore énormément. »
Des réactions mitigées
Les réactions dans la classe politique n’ont pas tardé. À gauche comme à droite, plusieurs figures ont critiqué ce qu’elles perçoivent comme un attachement excessif au pouvoir. « Les Français ont besoin de renouvellement, pas d’un retour en arrière », a réagi la sénatrice écologiste Élise Huet.
Mais pour certains observateurs, cette prise de parole s’inscrit dans une stratégie de long terme. « Macron veut garder la main, ne pas se laisser marginaliser. Il maintient l’option d’un retour sans s’y engager, ce qui est habile », analyse le politologue Bruno Cautrès.
Reste à savoir si d’ici 2032, le contexte politique, les dynamiques électorales – et l’envie de l’intéressé – permettront une telle réémergence.
Dette imposée par la France à Haïti : Emmanuel Macron annonce qu’une commission d’historiens français et haïtiens fera des « recommandations »
Paris, 17 avril 2025 – Le président Emmanuel Macron a annoncé ce jeudi la création d’une commission d’historiens franco-haïtiens. Cette initiative vise à étudier en profondeur « l’impact » de la lourde indemnité financière imposée par la France à Haïti au XIXe siècle, en échange de l’octroi de son indépendance.
Deux siècles après l’émancipation de la première république noire du monde, cette indemnité reste l’un des symboles les plus controversés du passé colonial français. En 1825, sous la pression militaire, Haïti a accepté de verser 150 millions de francs-or à la France – somme colossale à l’époque – pour « compenser » les anciens colons français de la perte de leurs terres et esclaves.
« Nous devons regarder notre histoire en face, avec lucidité et respect », a déclaré Emmanuel Macron. « Cette commission d’historiens permettra d’établir les faits, d’analyser les conséquences économiques, sociales et humaines de cette indemnité sur le développement d’Haïti. »
La composition de la commission devrait être annoncée dans les prochaines semaines. Elle réunira des spécialistes reconnus de l’histoire coloniale, des économistes, ainsi que des représentants des deux pays. L’objectif : produire un rapport complet et documenté d’ici à 2026.
Cette annonce s’inscrit dans une série d’initiatives mémorielles portées par l’Élysée, visant à réconcilier la France avec les parts les plus sombres de son histoire coloniale. Elle intervient également dans un contexte où les voix réclamant réparation et justice historique pour Haïti se font de plus en plus fortes.
Rencontre entre Donald Trump et Nayib Bukele : une alliance contre l’immigration illégale
Lors d’une rencontre officielle à Washington, l’ancien président américain Donald Trump s’est entretenu avec Nayib Bukele, président du Salvador, pour discuter de la coopération entre les deux pays en matière de sécurité et d’immigration. Cette réunion a mis en lumière la volonté des deux dirigeants de renforcer les mesures visant à limiter l’immigration illégale vers les États-Unis, notamment en provenance d’Amérique latine.
« Nous avions une administration qui permettait aux gens d’entrer librement dans notre pays… de partout… ils venaient des gangs du Venezuela… c’est un péché ce qu’ils ont fait, et vous nous aidez, et nous vous en sommes reconnaissants », a déclaré Donald Trump, saluant les efforts de Bukele pour contrôler les flux migratoires et lutter contre le crime organisé.
Depuis son arrivée au pouvoir, Nayib Bukele a été reconnu pour sa politique ferme à l’égard des gangs, notamment la MS-13 et le Barrio 18, qui ont longtemps semé la violence en Amérique centrale. Son gouvernement a renforcé la sécurité intérieure, multiplié les arrestations de membres de gangs, et collaboré étroitement avec les États-Unis pour améliorer la stabilité régionale.
Cette rencontre entre les deux chefs d’État marque un nouveau chapitre dans la coopération entre les États-Unis et le Salvador, axé sur la lutte contre les causes profondes de la migration et la promotion de la sécurité régionale.
Procès RN : Marine Le Pen jugée coupable de détournement de fonds publics avec huit autres eurodéputés
Marine Le Pen et 8 eurodéputés déclarés coupables de détournement de fonds publics
La leader du RN, Marine Le Pen, ainsi que 8 autres eurodéputés sont déclarés coupables de détournement de fonds dans l’affaire des assistants parlementaires du FN, devenu RN.
Cette condamnation entraîne automatiquement une peine d’inéligibilité pour Marine Le Pen. Reste à voir si celle-ci est avec « exécution provisoire » et donc immédiate.
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Mark Carney a officiellement prêté serment en tant que 24e premier ministre du Canada
Mark Carney a été officiellement assermenté en tant que 24e premier ministre du Canada ce vendredi 14 mars 2025, succédant à Justin Trudeau après près de dix ans de mandat. Ancien gouverneur de la Banque du Canada et de la Banque d’Angleterre, Carney, 59 ans, est reconnu pour sa gestion efficace lors de la crise financière mondiale de 2008 et du Brexit.
Malgré son manque d’expérience politique, Carney a remporté la direction du Parti libéral avec 85,9 % des voix, battant des figures politiques établies comme l’ancienne ministre des Finances Chrystia Freeland. Cette victoire fait de lui le premier premier ministre libéral originaire de l’Ouest canadien et seulement le deuxième dans l’histoire du pays à accéder à ce poste sans siège parlementaire.
Carney prend les rênes du gouvernement à un moment critique, marqué par une guerre commerciale avec les États-Unis sous la présidence de Donald Trump. Les tarifs douaniers imposés par Washington menacent de plonger l’économie canadienne dans la récession, exacerbant les tensions entre les deux nations. Trump a même suggéré l’annexion du Canada comme 51e État américain, une proposition fermement rejetée par Carney, qui a déclaré : « Le Canada ne sera jamais une partie des États-Unis, d’aucune manière. »
Pour renforcer la position du Canada sur la scène internationale, Carney prévoit de rencontrer des dirigeants européens à Londres et à Paris, cherchant à consolider les alliances face aux mesures commerciales agressives des États-Unis.
En raison de son absence de siège au Parlement, Carney devrait annoncer prochainement des élections anticipées. Les sondages récents montrent une remontée spectaculaire du Parti libéral, réduisant l’avance des conservateurs et reflétant une montée du nationalisme canadien face aux menaces extérieures.
Le nouveau premier ministre a également formé un cabinet restreint, maintenant certains ministres clés tout en écartant des alliés proches de Trudeau. Dominic LeBlanc passe du ministère des Finances à celui du Commerce international, Mélanie Joly conserve les Affaires étrangères, et François-Philippe Champagne devient ministre des Finances. Notamment, Chrystia Freeland fait son retour en tant que ministre des Transports.
La capacité de Carney à naviguer dans ces défis déterminera l’avenir politique du Canada, alors que le pays se prépare à des élections fédérales qui façonneront sa réponse aux tensions économiques et diplomatiques actuelles.
Le premier ministre a quitté le parlement avec la langue vers le bas et son propre siège dans les bras
Justin Trudeau a récemment quitté ses fonctions de Premier ministre du Canada, marquant la fin d’une décennie à la tête du pays. Son successeur, Mark Carney, a été élu chef du Parti libéral et devrait être assermenté prochainement en tant que nouveau Premier ministre.
Le 6 janvier 2025, Justin Trudeau a annoncé sa démission imminente, citant des luttes internes au sein de son parti qui auraient entravé une campagne efficace lors des prochaines élections fédérales. Cette décision est intervenue après une série de démissions au sein de son cabinet, notamment celle de la vice-première ministre et ministre des Finances, Chrystia Freeland, qui a quitté son poste le 16 décembre 2024 en raison de divergences sur la politique économique à adopter face aux menaces tarifaires de l’administration Trump.
Mark Carney, âgé de 59 ans, est un économiste de renom ayant précédemment occupé les postes de gouverneur de la Banque du Canada et de la Banque d’Angleterre. Son élection à la tête du Parti libéral le 9 mars 2025 intervient dans un contexte de tensions commerciales accrues avec les États-Unis, le président Trump ayant imposé des tarifs douaniers sur les produits canadiens. Carney a exprimé son intention de maintenir des tarifs de rétorsion tant que les États-Unis ne reviendront pas à une politique de libre-échange.
La transition entre Trudeau et Carney se déroule alors que le Canada se prépare à d’éventuelles élections anticipées. Les sondages actuels montrent une compétition serrée entre le Parti libéral de Carney et le Parti conservateur dirigé par Pierre Poilievre. Les principaux enjeux de cette élection incluent la gestion des relations commerciales avec les États-Unis, la diversification économique du Canada et la réponse aux défis posés par les politiques protectionnistes américaines.
En attendant son assermentation, Mark Carney travaille à constituer son cabinet et à définir les priorités de son gouvernement. Sa vaste expérience en économie et en politique monétaire est perçue comme un atout majeur pour naviguer dans les défis économiques actuels et renforcer la position du Canada sur la scène internationale.
Mark Carney succédera à Justin Trudeau en tant que Premier ministre du Canada
Mark Carney, nouveau chef du Parti libéral, devient Premier ministre du Canada en pleine crise commerciale
Montréal, Canada – Le Canada a un nouveau Premier ministre. Mark Carney, économiste et ancien banquier central, a été élu chef du Parti libéral au pouvoir, succédant à Justin Trudeau dans un contexte politique et économique particulièrement tendu. Il prêtera serment dans les prochains jours et dirigera le pays à l’approche des élections fédérales.
L’arrivée de Carney marque un tournant pour le Parti libéral, qui tente de se réinventer après des années de critiques sur sa gestion économique et sociale. Avec son profil technocratique et son expérience dans la finance internationale, il est perçu comme un leader capable de stabiliser le pays alors que les tensions commerciales avec les États-Unis atteignent un niveau historique.
Un outsider politique à la tête du pays
Originaire des Territoires du Nord-Ouest et élevé en Alberta, Carney n’a jamais occupé de poste politique au Canada. Il s’est néanmoins forgé une solide réputation en tant que gestionnaire de crise. Diplômé de Harvard et d’Oxford, il a travaillé plus d’une décennie chez Goldman Sachs avant d’entamer une carrière de banquier central.
Nommé gouverneur de la Banque du Canada en pleine crise financière de 2008, il est crédité d’avoir pris des décisions rapides qui ont aidé le pays à éviter une récession majeure. Par la suite, il a dirigé la Banque d’Angleterre de 2013 à 2020, où il a joué un rôle clé dans la gestion des turbulences économiques liées au Brexit.
Une arrivée au pouvoir dans un climat de crise
Son élection intervient à un moment critique. Le 4 mars, le président américain Donald Trump a imposé de lourds tarifs douaniers sur les produits canadiens, menaçant de plonger le pays dans une récession. Cette situation a exacerbé le sentiment nationaliste et renforcé la demande pour un leadership économique fort.
Carney a récemment dirigé l’investissement de transition chez Brookfield Asset Management, mettant en avant son engagement pour une économie durable. Mais c’est son expertise en gestion de crise qui constitue son principal atout face aux défis immédiats du Canada.
Alors qu’il se prépare à prendre les rênes du pays, il devra rapidement rassurer les Canadiens sur sa capacité à gérer la crise économique et à rétablir des relations stables avec les États-Unis. Son mandat s’annonce décisif pour l’avenir politique et économique du Canada.
