Le président américain annonce qu’il va passer un décret « exigeant la peine de mort pour toute personne qui assassine un policier ». La peine de mort a été abolie dans 23 des 50 Etats américains.
Politique
Jean-Louis Debré nous a quittés. Homme d’État attaché à nos institutions
Jean-Louis Debré, figure emblématique de la Ve République, est décédé dans la nuit du lundi 3 au mardi 4 mars 2025 à l’âge de 80 ans, a annoncé sa famille.
Fils de Michel Debré, rédacteur de la Constitution de 1958 et ancien Premier ministre, Jean-Louis Debré a suivi une carrière politique marquée par sa fidélité au gaullisme et son attachement aux institutions françaises.
Après des études de droit, il entame une carrière de magistrat avant de se lancer en politique. Proche de Jacques Chirac, il adhère au Rassemblement pour la République (RPR) dès sa création en 1976. Il est élu député de l’Eure en 1986 et réélu à plusieurs reprises. De 1995 à 1997, il occupe le poste de ministre de l’Intérieur dans le gouvernement d’Alain Juppé, où il est confronté à une série d’attentats islamistes, notamment celui de la gare RER de Saint-Michel en juillet 1995.
En 2002, il est élu président de l’Assemblée nationale, fonction qu’il occupe jusqu’en 2007. Il est ensuite nommé président du Conseil constitutionnel par Jacques Chirac, poste qu’il occupe jusqu’en 2016. Après sa carrière politique, Jean-Louis Debré se consacre à l’écriture et au théâtre, partageant anecdotes et souvenirs avec le public.
Sa disparition suscite de nombreuses réactions dans la classe politique. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a salué « un immense serviteur de l’État » et rappelé que présider l’Assemblée nationale fut pour lui « l’honneur d’une vie » et « cinq ans de bonheur absolu ».
Jean-Louis Debré laisse derrière lui l’image d’un homme profondément attaché aux valeurs républicaines et à la démocratie française.
L’ancien Premier ministre Jean Castex placé en garde à vue pour des soupçons de « détournement de biens publics »
L’ancien Premier ministre et actuel président de la RATP, Jean Castex, a été placé en garde à vue ce jeudi 13 février 2025, dans le cadre d’une enquête préliminaire pour faux, usage de faux et détournement de fonds publics. Cette enquête, ouverte par le parquet de Montpellier, fait suite à un signalement de l’association Anticor en décembre 2023.
Les faits reprochés à M. Castex concernent sa période à la tête de la communauté de communes de Conflent Canigou, qu’il a présidée de 2015 à 2020. Selon une source judiciaire, il n’y a « aucune notion d’enrichissement personnel » dans cette affaire.
Après plusieurs heures d’audition par les gendarmes de la section de recherche de Montpellier, Jean Castex a été relâché. Pour le moment, aucune déclaration officielle de sa part ou de ses représentants n’a été communiquée.
Jean Castex a quitté ses fonctions de Premier ministre en mai 2022, après les élections législatives, et a ensuite pris la direction de la RATP, mandat qui a été reconduit en 2024.
Une première en 12 ans: Vladimir Poutine a invité Donald Trump en Russie
Donald Trump se rendra-t-il en Russie et Vladimir Poutine ira-t-il aux États-Unis? Les invitations sont lancées. Les présidents américain et russe ont échangé pendant une heure et demi ce mercredi 12 février.
Un entretien au cours duquel la guerre en Ukraine a été évoquée. Donald Trump a écrit sur Truth Social que la Russie et les États-Unis « veulent mettre un terme aux millions de morts causés par la guerre ».
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Nicolas Sarkozy a désormais un bracelet électronique, une première pour un ex-président
Nicolas Sarkozy placé sous surveillance électronique : restrictions sur ses déplacements
Nicolas Sarkozy, ancien président de la République française, fait l’objet de restrictions strictes concernant ses déplacements. Ce vendredi, un agent de surveillance électronique de l’administration pénitentiaire est intervenu à son domicile pour installer un bracelet électronique à sa cheville, marquant ainsi le début d’une nouvelle phase dans le cadre de ses obligations judiciaires.
Désormais, Sarkozy ne peut s’absenter de son domicile que pendant certaines plages horaires. Il est autorisé à quitter son logement entre 8h et 20h, avec une exception légèrement plus large les lundis, mercredis et jeudis, où il peut sortir jusqu’à 21h30. Ces horaires prennent en compte ses comparutions au tribunal dans le cadre de son procès pour soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, qui a débuté le 6 janvier.
L’avocate de l’ex-président, Me Jacqueline Laffont, a simplement réagi en déclarant à l’AFP : « La procédure suit son cours, je n’ai aucun commentaire à faire ». L’entourage de Nicolas Sarkozy a quant à lui préféré ne pas s’exprimer davantage sur la situation.
Ce placement sous bracelet électronique intervient dans un contexte judiciaire tendu pour l’ex-chef de l’État, dont les déplacements sont désormais limités à ces créneaux stricts, sous surveillance continue, tant que la procédure judiciaire n’est pas terminée.
La cocaïne n’est « pas plus mauvaise que le whisky », affirme le président colombien Gustavo Petro
Gustavo Petro défend la légalisation de la cocaïne pour démanteler le trafic mondial
Le président colombien Gustavo Petro a une nouvelle fois provoqué la controverse en suggérant que le trafic mondial de cocaïne pourrait être « facilement démantelé » si cette drogue devenait légale partout dans le monde. Lors d’un Conseil des ministres retransmis en direct mardi soir, il a affirmé que la cocaïne n’était « pas plus mauvaise que le whisky », remettant ainsi en question les fondements de sa prohibition.
Une drogue illégale pour des raisons géopolitiques ?
Selon Petro, la cocaïne est interdite non pas en raison de ses effets dangereux, mais parce qu’elle est produite en Amérique latine. « La cocaïne est illégale parce qu’elle est fabriquée en Amérique latine, pas parce qu’elle est pire que le whisky », a-t-il déclaré. Une comparaison audacieuse qui s’appuie, selon lui, sur des analyses scientifiques démontrant que cette drogue ne serait pas plus nocive que certaines substances légales.
La Colombie, premier producteur mondial de cocaïne avec une production de 2.600 tonnes en 2023, selon les Nations Unies, est depuis des décennies au cœur d’un conflit lié au narcotrafic. Cette industrie clandestine génère des milliards de dollars et alimente la violence des cartels, tout en échappant à tout contrôle étatique.
Un marché sous contrôle, comme le vin ?
Pour Petro, la légalisation de la cocaïne permettrait de mettre fin au trafic illégal et d’encadrer sa distribution. « Elle se vendrait comme les vins », a-t-il affirmé, suggérant ainsi un marché régulé qui profiterait aux États plutôt qu’aux organisations criminelles.
Il a également dénoncé l’hypocrisie des politiques antidrogue américaines, soulignant que les véritables ravages aux États-Unis sont causés par les opioïdes de synthèse, comme le fentanyl, une substance qui tue des milliers d’Américains chaque année. « Et ça, ce n’est pas fabriqué en Colombie », a-t-il ajouté, pointant du doigt la responsabilité des laboratoires pharmaceutiques et des pays producteurs de fentanyl, notamment la Chine et le Mexique.
Une proposition qui divise
Les déclarations du président colombien interviennent dans un contexte où plusieurs pays s’interrogent sur l’efficacité de la guerre contre la drogue et expérimentent des approches alternatives, comme la décriminalisation ou la régulation du cannabis. Cependant, la légalisation de la cocaïne reste une idée hautement polémique, tant les risques liés à sa consommation sont documentés par les experts en santé publique.
Si Petro voit dans cette mesure un moyen de priver les narcotrafiquants de leurs revenus et de réduire la violence liée au trafic, la communauté internationale reste largement opposée à une telle initiative. Pour l’instant, l’idée semble donc difficilement applicable à grande échelle, malgré les critiques croissantes sur l’échec des politiques prohibitionnistes traditionnelles.
Javier Milei prévoit de désengager l’Argentine de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)
Le président argentin Javier Milei a annoncé le retrait de l’Argentine de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), invoquant des « profondes différences » concernant la gestion sanitaire, notamment durant la pandémie de COVID-19. Cette décision reflète une position similaire à celle du président américain Donald Trump, qui a également retiré les États-Unis de l’OMS.
Manuel Adorni, porte-parole de la présidence argentine, a déclaré que les Argentins ne permettraient pas à une organisation internationale d’intervenir dans leur souveraineté, en particulier en matière de santé. Il a critiqué les mesures de confinement prolongées recommandées par l’OMS pendant la pandémie, les qualifiant de « plus long confinement de l’histoire de l’humanité ».
Le gouvernement argentin a également exprimé des préoccupations concernant l’influence politique de certains États au sein de l’OMS, remettant en question l’indépendance de l’organisation. Selon Adorni, l’Argentine ne reçoit pas de financement de l’OMS pour sa gestion sanitaire, et cette décision n’affectera donc pas la qualité des services de santé du pays. Au contraire, il estime que cela offrira une plus grande flexibilité pour mettre en œuvre des politiques adaptées aux besoins spécifiques de l’Argentine.
Cette annonce s’inscrit dans une série de mesures prises par l’administration Milei visant à affirmer la souveraineté nationale et à réduire la dépendance vis-à-vis des organisations internationales. Elle intervient également avant le voyage prévu de Milei aux États-Unis, où il pourrait participer à un sommet conservateur à Washington.
Donald Trump signe un décret pour retirer les États-Unis du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU
Donald Trump signe un décret pour réduire l’implication des États-Unis à l’ONU
Ce mardi 4 février, Donald Trump a signé un décret exécutif ordonnant le retrait des États-Unis de plusieurs instances des Nations unies et une réévaluation du financement américain à l’organisation internationale. Cette décision marque une nouvelle étape dans la politique de désengagement multilatéral prônée par l’ancien président républicain.
Un retrait symbolique du Conseil des droits de l’Homme
Parmi les mesures annoncées, le décret prévoit notamment le retrait des États-Unis du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU. Il est important de noter que Washington n’était pas un membre à part entière de cette instance, mais y détenait un statut d’observateur. Cette décision vise ainsi à interdire toute future implication américaine au sein de cet organe onusien, bien que le mécanisme exact de retrait en tant qu’observateur reste flou.
Une remise en cause du financement de l’ONU
Le décret ordonne également un examen approfondi des contributions financières des États-Unis à l’ONU. Washington est historiquement le plus grand contributeur au budget de l’organisation, finançant environ 22 % du budget ordinaire et une part encore plus importante des missions de maintien de la paix. Cette réévaluation pourrait mener à des coupes budgétaires importantes, affectant divers programmes onusiens.
Une politique de repli international
Cette décision s’inscrit dans une tendance plus large de l’administration Trump à se désengager des institutions internationales. Dès son arrivée au pouvoir, l’ancien président avait critiqué l’ONU, l’OTAN et d’autres alliances multilatérales qu’il considérait comme trop coûteuses et défavorables aux intérêts américains. Son mandat a été marqué par plusieurs décisions de retrait, notamment de l’Accord de Paris sur le climat, de l’UNESCO et du traité sur les Forces nucléaires intermédiaires (FNI).
Conséquences et réactions
Si le décret ne met pas immédiatement fin à la participation des États-Unis aux instances de l’ONU, il traduit une volonté claire de réduction de l’engagement américain dans le système onusien. Cette décision risque de renforcer les tensions entre Washington et ses alliés traditionnels, tout en laissant davantage de place à d’autres puissances, comme la Chine et la Russie, dans les affaires internationales.
Les réactions internationales ne se sont pas fait attendre. Plusieurs diplomates et experts ont exprimé leurs inquiétudes quant aux répercussions de ce retrait sur le multilatéralisme et la gouvernance mondiale. De son côté, l’ONU n’a pas encore officiellement réagi à cette annonce.
Ce décret marque donc une nouvelle rupture dans la politique étrangère américaine et souligne l’approche isolationniste adoptée par Donald Trump durant son mandat.
Le moment tant attendu est enfin arrivé : Donald Trump, 45e président des États-Unis, entrera officiellement en fonction ce lundi 20 janvier. À l’approche de cette date historique, la Maison-Blanche a dévoilé le portrait officiel du président élu, un cliché qui marquera son mandat et qui sera affiché dans les institutions fédérales américaines.
Le portrait, soigneusement élaboré, présente Donald Trump dans une posture solennelle, reflétant son style controversé et son assurance. Il est photographié dans un décor sobre, vêtu d’un costume sombre, d’une cravate rouge éclatante – sa signature stylistique – et affichant une expression à la fois déterminée et concentrée. L’arrière-plan sobre met en avant sa posture, sans distractions, soulignant le caractère officiel et symbolique du moment.
Ce portrait sera non seulement un symbole de son mandat, mais aussi un rappel des promesses qu’il a faites durant sa campagne, promises sur le ton de la rupture : « Rendre sa grandeur à l’Amérique ». Alors que la nation s’apprête à vivre une nouvelle ère sous sa présidence, ce cliché devient le visage d’un nouveau chapitre de l’histoire politique américaine.
La cérémonie d’investiture de Donald Trump aura lieu ce lundi à Washington D.C., en présence de milliers de partisans, d’élus, et de dirigeants étrangers. Après son serment, il prononcera son premier discours en tant que président des États-Unis, donnant ainsi le coup d’envoi de son administration.
L’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche marque une transition majeure pour les États-Unis. Ses partisans espèrent des réformes rapides et un style de gouvernance atypique, tandis que ses détracteurs s’inquiètent des tensions politiques accrues.
En attendant de découvrir comment il mettra en œuvre sa vision pour le pays, son portrait officiel, désormais gravé dans les mémoires, inaugure cette nouvelle phase de l’histoire américaine.
Jean-Marie Le Pen, figure historique de l’extrême droite française, est décédé à l’âge de 96 ans
Jean-Marie Le Pen, fondateur du Front National (aujourd’hui Rassemblement National) et figure emblématique de l’extrême droite française, est décédé ce mardi 7 janvier 2025 à l’âge de 96 ans.
La nouvelle a été confirmée par sa famille à l’Agence France Presse (AFP). Il s’est éteint « entouré des siens » dans un établissement médical situé à Garches, en région parisienne.
Né le 20 juin 1928 à La Trinité-sur-Mer (Morbihan), Jean-Marie Le Pen a marqué la vie politique française pendant plusieurs décennies. Marine Le Pen, sa fille et actuelle présidente du Rassemblement National, a pris la succession politique de son père en modernisant l’image du parti.
Jean-Marie Le Pen restera une figure controversée dans l’histoire politique française, connu pour ses positions radicales et ses déclarations polémiques qui ont souvent suscité la controverse et les divisions. Il a dirigé le Front National pendant près de 40 ans, contribuant à faire de l’extrême droite un acteur incontournable de la scène politique en France.
Sa disparition met un terme à une époque marquée par son style provocateur et sa vision politique, laissant derrière lui un héritage complexe et une empreinte durable dans l’histoire politique contemporaine.
