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Journée de lutte contre les violences faites aux femmes

par safetypromo
2 minutes lire

En ce 25 novembre, les chiffres rappellent l’ampleur d’un phénomène systémique encore loin d’être endigué.

En France, la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes prend une résonance particulière cette année. Au 21 novembre 2025, 88 féminicides conjugaux ont déjà été recensés. Autrement dit, tous les quatre jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint. Un chiffre qui témoigne de la persistance d’un problème majeur de société, malgré les campagnes de prévention et les dispositifs d’alerte.

Un phénomène massif et documenté

Les dernières données annuelles consolidées datent de 2024. Cette année-là, les forces de l’ordre ont enregistré 272 382 victimes de violences conjugales, dont 84 % de femmes. Derrière ces chiffres, ce sont des agressions physiques, psychologiques ou sexuelles qui surviennent dans l’intimité du foyer, souvent à huis clos.

Les professionnels du secteur le rappellent : ces violences sont rarement isolées. Elles s’inscrivent dans un continuum fait de contrôle, d’emprise, de menaces et d’isolement progressif de la victime. Dans la majorité des cas, les féminicides sont précédés de signaux d’alerte connus mais insuffisamment pris en compte.

Une réalité mondiale tout aussi préoccupante

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une femme sur trois dans le monde subira au cours de sa vie des violences conjugales ou sexuelles. Un taux qui reste stable depuis des années, signe que les progrès sont lents et les réponses souvent insuffisantes.

Mobilisation : une nécessité, pas un rituel

Chaque année, le 25 novembre met en lumière les dispositifs existants, mais aussi leurs limites. Associations, professionnels de santé, forces de l’ordre et chercheurs s’accordent sur un point : la lutte contre les violences conjugales doit s’appuyer sur une mobilisation quotidienne.

Plusieurs obstacles persistent :

  • un manque de moyens pour les structures d’accueil,
  • des délais judiciaires souvent trop longs,
  • une protection inégale selon les territoires,
  • et une méconnaissance des outils juridiques, tant du côté des victimes que des témoins.

Ce que chacun peut faire

La lutte ne repose pas uniquement sur les institutions. Les citoyens ont un rôle essentiel à jouer :

  • écouter et croire les victimes,
  • signaler toute situation inquiétante,
  • diffuser les numéros d’aide et de secours,
  • refuser la banalisation des violences, encore trop souvent assimilées à des « conflits de couple ».

Les numéros essentiels :

  • 3919 : écoute, anonyme et gratuit
  • 17 ou 114 par SMS en cas d’urgence

Un enjeu de société majeur

En France comme ailleurs, les violences conjugales ne sont ni des faits divers, ni des drames isolés : elles constituent un phénomène massif, enraciné dans les inégalités de genre et les rapports de domination.

En ce 25 novembre, le message demeure le même, mais il reste vital :
briser le silence, soutenir les victimes, prévenir les violences et protéger celles qui sont en danger.


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